Le camp du bonheur. Un projet de taille : convier quelques enfants de Kasimode à venir camper au Jardin de la Miséricorde avec nous. Il s’agit d’un rendez-vous annuel, que les enfants attendent avec impatience à l’approche de leurs vacances d’été (mois de mai). L’ambition de cette année était plus spécifiquement d’intégrer l’esprit louve- teau, un idéal scout que nous avons tous trois vécu (que nous nous efforçons encore de vivre) et que nous vou- drions leur transmettre. Je n’ai pas peur de dire que cette entreprise a été couronnée de succès. Nous avons réuni quatorze enfants, répartis en trois équipes ayant chacune son animal emblématique, et rien que le fait de voir tous ces gamins en rang d’oignon avec leur foulard au cou valait son pesant de noix de cajou. Com- prenez bien que nous les voyons plus souvent galopant dans des ruelles sales, indisciplinés et bagarreurs, que bien tranquilles écoutant leurs aînés. Entre les rassemblements, les jeux d’équipe, les olympiades allant du Parcours Hébert à la course de char en passant par le tournoi de cricket, le concours de danse le dernier soir du camp, la fierté des vainqueurs et la désolation des autres, si nous ne leur avons pas inculqué la loi scoute, au moins en ont-ils eu un avant-goût assez prometteur. Et nous avons aimé ce camp au moins autant qu’eux. Malgré les fatigues éprouvées pendant le camp, une des premières remarques que nous nous soyons faites après les avoir rendus à leurs parents fut : « …Ils vont nous manquer ces p’tits monstres ».

Nicolas — Inde