J’ai rencontré le mouvement Point-Cœur par Élise lorsque nous commencions à nous fréquenter, puis quand nous nous sommes fiancés. À l’époque je sentais le besoin de renouveler ma foi. J’avais rencontré des membres d’un mouvement charismatique lors de soirées de louange et j’avais été très impressionné par leur façon très vivante et chaleureuse de vivre la foi. J’avais le désir de m’investir davantage dans ce mouvement, mais je ne l’ai finalement pas fait car les choses n’étaient pas simples et ce n’était en fin de compte pas ma place. Cette période correspondait donc à mon introduction à Point-Cœur. J’ai été invité au diner des 20 ans Point-Cœur à Lyon puis avec Élise nous avons fait des retraites pour fiancés à Vieux Moulin. Nous avons aussi participé aux rencontres de la Fraternité Saint Maximilien Kolbe. Après notre mariage, nous avons visité d’autres Points-Cœur, en Inde et à Vienne.

C’est ainsi que j’ai commencé à gouter au charisme de Point-Cœur: par les rencontres avec des prêtres, avec les personnes consacrées, avec les amis du mouvement, et puis par les enseignements que j’ai reçus à ces occasions et la vie de prière que l’on y vivait. À propos des enseignements, j’ai été fasciné par leur densité et surtout leur capacité à rejoindre tous les aspects de ma vie, ce que je vérifie encore aujourd’hui. Point-Cœur m’aide en effet à renouveler toutes les dimensions de mon existence, ma vie professionnelle, ma vie de famille, ma relation avec mes amis, avec la culture, avec l’argent, avec les sciences, etc. afin d’y découvrir davantage la présence du Christ.

L’image que l’on me donne régulièrement pour illustrer le charisme, c’est la scène évangélique de Marie et Jean au pied de la Croix. Mais que signifie cette image pour moi qui suis père de famille, qui passe une bonne partie de mon temps à travailler sur des problèmes scientifiques, et surtout qui ne suis pas parti en mission dans un Point-Cœur? Pourtant les circonstances ont été nombreuses où la méditation de cette scène m’a encouragé à être encore plus présent à la réalité, d’autant plus quand il me semble que je n’ai pas d’emprise sur elle, afin que le Christ veuille bien se servir de moi pour y être présent.

E.R.

2 Mai 2016, Caderousse.