J’ai découvert Point-Coeurs par le biais de mon frère.

Je suis catholique romain baptisé, j’ai fréquenté régulièrement les églises jusque vers l’âge de 15 ans, puis uniquement pour des évènements “obligatoires” (enterrements, mariage, messes jouées avec la fanfare, etc..)… J’ai toujours cru en Jésus et à Dieu, mais l’enseignement reçu sur les bancs d’école mis en relation avec la pratique de certains (je les nommerai grenouilles de bénitier) ne me satisfaisaient pas. Où était donc passer le « Aimez-vous les uns les autres » et certains autres préceptes comme le don de soi, l’humilité, etc.

Je me suis rapproché petit à petit des activités de mon frère quand il m’a annoncé qu’il allait partir en mission en Equateur, en 2001-2002. Il avait déjà pas mal parcouru de chemin depuis son adolescence et ses folles soirées de fêtes avec ses amis. Nous, qui n’étions pas très proches dans notre jeunesse, nous nous sommes beaucoup rapprochés grâce à la distance…

Il cherchait un sens à sa vie, et a donc décidé, après avoir beaucoup réfléchi, à se lancer dans une mission de bénévolat en Equateur. J’avoue m’être un peu méfié au début.

Puis, il y a eu la visite de deux semaines passée en Equateur, entre Guayaquil, la Isla Trinidaria, le foyer de charité, Cuenca, et quelques autres endroits, où nous avons pu partager des moments de sa vie, et ça a été la première révélation. Celle d’avoir l’impression de faire partie d’un tout, de voir ces gens qui n’avaient rien être si généreux envers nous, de voir, malgré leurs difficultés, cet amour et cette fierté de pouvoir partager des moments d’intimité avec les volontaires de Points-Coeur, de voir la confiance qui s’était établie entre eux. De voir aussi la joie des enfants du quartier de pouvoir venir passer des moments avec les volontaires, de dessiner, de chanter, de pouvoir sortir un peu de leur misère quotidienne.

Points-Cœur leur apportait ce qui manquait à leur vie, de l’écoute, de la compassion. D’un autre côté, Points-Cœur comblait ce manque de sens, ce besoin de donner et de recevoir des volontaires, ce sel qui manquait à leur vie, tout ça dans et pour la religion catholique.

Ce qui me plaît aussi dans Points-Cœur, c’est cette simplicité, cette convivialité qui lient chaque membres et personnes qui sont proches d’eux. Chaque fois que j’ai pu visiter un de leur lieu de mission, j’ai eu l’impression de faire partie de leur vie et de celles des gens qui la fréquentaient, de faire partie d’une famille. Que ce soit en Equateur, que ce soit les 5 jours passés après l’ordination diaconale d’A. à Pignans (avec visite aux sœurs de Flassans), d’amis de la région, ou encore en septembre 2014 à New-York, cette empathie m’a beaucoup marquée. Les gens ont besoin de se confier, de se livrer, de lieux où pouvoir le faire et ils y arrivent grâce à Points-Cœur. Même si ce n’est pas toujours facile, ni pour eux, ni pour les volontaires, c’est une œuvre magnifique !

Je disais en préambule ne pas aller souvent à l’église, mais Points-Cœur m’a redonné le goût de partager ces moments, et a ravivé la braise qui couvait en moi. Je ne suis de loin pas encore un exemple, mais j’ai au moins retrouvé le goût de la prière sincère, et le plaisir de m’adresser à Dieu, comme quand j’étais enfant et que je m’arrêtais à la chapelle de Fortunau ou de la Rogneuse (petites chapelles dans les environs de mon village).

Je reste convaincu que c’est une très belle Association, une œuvre de Dieu, avec des buts nobles et qui méritent d’être protégée et défendue.